L'ARMÉE DU SECOND EMPIRE

<= L'armée française de l'été 14


Situation en 1870: Le plus grave défaut de l'armée du second empire est l'absence d'organisation permamente au niveau supérieur au régiment en temps de paix, à l'exception de la garde impériale et des troupes appéllées à manœuvrer au camp de Châlons. La campagne d'Italie avait conduit à l'idée eronnée que l'improvisation pouvait être une excellente méthode pour constituer des unités ad hoc au moment et au lieu voulu. Si le fantassin français devint le champion de la débrouillardise et avait mérité le titre de meilleur soldat du monde, l'armée en tant qu'institution ne méritait pas une telle appellation.

La campagne d'Italie avait tout de même montré l'insuffisance numèrique de l'armée française. En 1867 le maréchal Niel proposa une réforme qui prévoayit l'appel de toute la classe ainsi que la constitution d'une Garde nationale mobile, regroupant ceux qui n'avaient pas fait de service militaire actif et destinée à renforcer l'armée d'active comme armée de seconde ligne. Napoléon III ne sut pas faire adopter ce projet, et la loi Niel de 1868 ne conservait que la formation de la garde nationale mobile, laquelle ne sera en réalité même pas organisée. 

Ainsi à la déclaration de guerre le haut commandement est obligé de créer les grandes unités, brigades, divisions, corps d'armées, ce qui posa de nombreux problèmes d'organisation et d'effectifs: sur les 600.000 hommes théoriquement disponibles, seuls 280.000 purent être concentrés à temps dans l'est pour les premières batailles.

La prusse a le double d'hommes, et a l'avantage d'avoir une organisation et une stratégie élaborée. Avec l'apport des soldats allemands des autres états la différence est encore plus écrasante. L'infériorité numérique persisita même la mobilisation achevée. 

Au niveau du matériel, si le fusil chassepot est trés supérieur au Dreyse prussien, nous sommes nettement en retard au niveau du matériel d'artillerie. Le canon Krupp est en acier et se charge par la culasse, avec une cadence de tir et une portée supérieure à notre canon de 4, en bronze et se charge par la bouche. De plus les prussiens utilisent des obus percutants trés efficaces, tandis que nos obus fusants n'ont d'efficacité qu'à certaines distances. L'artillerie française n'utilise pas de grandes batteries et est trop dispersés. 

Infanterie de la ligne en 1870: Fantassin, sergent major, officier

         

Garde impériale -  zouave et chasseur à pied: on notera les guêtres en toile blanche et les jambières en cuir

   

Le Fusil Chassepot: cf. page sur l'évolution de l'armement
Mitrailleuse: cf. page sur l'évolution de l'armement

Artillerie: cf. page sur l'historique de l'artillerie