LE SERVICE DE SANTÉ DES ARMÉES DURANT LA GRANDE GUERRE

<= L'armée française de l'été 14

Je fus embarqué avec d'autres blessés dans l'une des voitures sanitaires qui faisient la navette entre le champs de bataille et l'ambulance de campagne. Elle partit au galop, coupant la grande tranchée, que martelait encore un tir violent. Derrière les bâches grises, nous roulions en aveugles à travers le danger qui nous suivait de son pas pesant de géant. Sur l'une des civières, avec lesquelles on nous avait enfoncés dans la voiture comme on enfourne les pains, un camarade atteint d'un coup dans le ventre souffrait atrocement. Il nous supplia chacun de nous de l'achever avec le pistolet de l'infirmier, pendu dans la voiture. J'allais connaître plus tard ce qu'on ressent quand chaque cahot sur la route tombe comme un coup de maillet dans une blessure grave Ernst Jünger - Orages d'acier - Les Eparges


Partis pour une guerre courte, les états-majors avaient dans un premier temps négligé le sort des blessés et des malades. Les premiers blessés du conflit doivent attendre longtemps leur évacuation et leur l'opération n'est prévue que dans les hôpitaux de l'arrière. De plus de nombreux médecins sont des appelés et n'ont guère de connaissances de la thérapeutique et de la chirurgie de guerre. Beaucoup de blessés normalement guérissables meurent ainsi de septicémie, du tétanos, de gangrène gazeuse qui font des ravages. Le conflit sanglant s'éternisant et le besoin d'hommes crucial fit que les services de santé devinrent rapidement une nécessité impérieuse.

Embarquement de blessés en gare de Châlons:

Blessés légers sur le chemin de l'hôpital:

Blessés légers en cours de transfert

Malades à la visite dans un poste de secours - forêt d'Apremont - avril 1915: l'hygiène déplorable régnant dans les tranchées fut la cause de trés nombreuses maladies

malades à la visite dans un poste de secours

Blessés allemands pris en charge par des brancardiers français devant Douaumont:

brancardiers français soignant des allemands

Une ambulance prés du front en 1918:

Une ambulance sur le front

Train sanitaire équipé: en haut office et cuisine, au centre l'ensemble du train, en bas la chambre du médecin major et du pharmacien major et une voiture pour huit blessés

Intérieur d'un train sanitaire

Arrivée des blessés en gare

Médecins et brancardiers sur le front:

Médecins et brancardiers sur le front

Brancardiers atteints par des éclats de shrapnells: ils furent plus de 8000 à périr sur le front

Brancardiers tués sur le front


Une motocyclette du service de santé

Motocyclette du service de santé


Sources:  L'armée française de l'été 1914 - Henri Ortholan, Jean-Pierre Verney - Bernard Giovanangeli Editeur - 2004